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Des technologies « terminator » aux technologies « exterminator »

Vingt ans après les semences-suicide, la société civile se mobilise en Egypte cette semaine pour parer aux suites de ces transgènes : le forçage génétique

L’histoire se répète

Il y a maintenant vingt ans, le Groupe ETC a découvert un brevet étasunien sur les technologies surnommées depuis lors « technologies terminator » — des semences génétiquement modifiées qui font que les agriculteurs ne peuvent ni conserver ni assurer la reproduction des semences. La société civile et les mouvements paysans ont protesté contre le fait que ces semences-suicide menaçaient des pratiques de conservation des semences aussi anciennes que l’agriculture.

Un appel à protéger les systèmes alimentaires d’une technologie mortifère :

Le mouvement mondial pour l’alimentation et l’agriculture dit NON à l’utilisation du forçage génétique.

Le forçage génétique est une nouvelle technologie qui permet de modi er génétiquement des populations entières. Tous les êtres vivants sont concernés, insectes, plantes, animaux.... Cette technologie invasive constitue une tentative délibérée pour créer de nouvelles formes de pollution génétique : extinction d’espèces entières ; mise en danger des formes d’agriculture et de nourriture durables et équitables.

Ne trahissez pas l’Afrique !

Les Organisations de la Société Civile exhortent les gouvernements africains à ne pas trahir l’Afrique sur les sujets liés à la biologique synthétique et au forcage génétique.

En tant que représentant.es d’un large éventail d’organisations de la société civile africaine, nous ne nous sentons pas bien représenté.es par les délégations du Nigéria et de l’Afrique du Sud, qui parlent au nom du Groupe Africain, proclamant représenter la population africaine sur la question de la biologie de synthèse (synbio) et des organismes issus du forçage génétique (GDO).

Un défenseur de premier plan de la biodiversité africaine s’est fait refuser un visa canadien quelques jours avant un forum de l’ONU

Alors que le débat sur le forçage génétique bat son plein, des fonctionnaires de l’Immigration Canadienne rejettent une voix clé
MONTRÉAL, 4 juillet 2018— Les négociations de l’ONU sur la biodiversité sont en cours à Montréal, mais un expert africain manque à l’appel. Ali Tapsoba, président de Terre à vie au Burkina Faso, avait prévu de prendre la parole au nom de la société civile burkinabé lors de deux événements. En outre, la société burkinabé s’oppose à la mise en liberté de moustiques marqués par le forçage génétique au sein de leurs communautés, cette nouvelle biotechnologie étant controversée.
 

Sortir des impasses du progrès

Soirée-Lancement du Numéro "Danger: Impasse du progrès" de la Revue RELATIONS
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La notion de progrès est piégée. Si, à l’origine, elle désignait une aspiration légitime à l’amélioration des conditions de vie, elle semble aujourd’hui devenue la justification d’une démesure et d’une toute-puissance techniques qui étendent leur emprise sur le monde, jusqu’à compromettre la survie de l’humanité. Quels changements dans nos modes de vie implique le refus de voir dans l’idole technologique la solution à tous les maux ? Sur quoi, au Québec, devrait-on s’appuyer pour sortir de l’impasse technicienne et redonner du sens à un projet commun?
 

Avec le chaos climatique, qui nous nourrira

La chaîne alimentaire industrielle ou le réseau paysan?
Ce court rapport compare la chaîne alimentaire industrielle avec le réseau paysan. La chaîne industrielle reçoit toute l’attention (et presque toutes les terres). Elle représente plus de 80% des émissions des combustibles fossiles et 70% des réserves d’eau utilisés en agriculture. Cependant elle fourni à peine 30% de l’alimentation mondiale.
Dans ce livret illustré, vous trouverez les réponses à ces questions…
 
• Qui produit le plus d’aliments à l’hectare?
• Qui conservera nos réserves aquatiques?

Climat et géo-ingénierie : des technologies pour garantir la mainmise de l’Homme sur la nature ?

Promue comme un panier de technologies visant à lutter contre les dérèglements climatiques par quelques scientifiques et investisseurs, la géo-ingénierie gagne ses galons de respectabilité tout en étant expérimentée de façon illicite. Pour un état des lieux aussi complet que possible, Alter-Echos(www.alter-echos.org) vous propose une interview de Joëlle Deschambault, qui travaille pour ETC Group.

Qui nous nourrira tous?

Article par Pat Mooney pour une discussion en ligne d'Oxfam: "L'avenir de l'agriculture "

Si nous voulons survivre aux changements climatiques, nous devons adopter des politiques qui permettront aux fermiers de diversifier les variétés végétales et animales qui se retrouvent sur nos menus. Ils sont les seuls à avoir la connaissance et la patience nécessaires pour découvrir quels sont les plantes et animaux qui pourront se développer. Un changement fondamental dans les mécanismes de régulation est nécessaire.

RIO+20 : vers une économie verte ou une économie écoblanchie?

J’ai de bonnes et de mauvaises nouvelles pour vous à propos de l’avenir de la planète.

Commençons par les bonnes. L’année prochaine, nous aurons droit à un grand et beau sommet mondial de la Terre tout neuf doté de nobles antécédents. Officiellement appelée Conférence des Nations Unies sur le développement durable, la rencontre est mieux connue sous le nom de RIO+20 parce qu’elle aura lieu 20 ans après le premier Sommet de la Terre à Rio, en 1992. Ce premier Sommet de la Terre (qui lui-même eut lieu 20 ans après la tout aussi importante Conférence de Stockholm sur l’environnement humain) a donné lieu à une impressionnante panoplie de politiques : la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Convention sur la diversité biologique, la Commission du développement durable, le principe de précaution, une longue et ambitieuse liste de promesses désignées sous le nom d’Action 21, les Principes relatifs aux forêts et j’en passe. Plus d’une centaine de chefs d’États s’étaient rendus cette année-là à Rio de Janeiro, et tous les regards étaient tournés vers eux. Cette fois-ci, la rencontre se déroulera de nouveau à Rio, du 4 au 6 juin 2012. Et il est certain que l’événement aura encore une fois un énorme retentissement.

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